Il s’agit d’une incapacité du muscle cardiaque (myocarde) à envoyer suffisamment de sang aux différents organes. Le sang stagne alors dans les vaisseaux et les tissus. Cette maladie touche 10% des plus de 70 ans et sa mortalité est élevée. Elle se développe généralement lentement, après une lésion dont l’origine peut être causée par une crise cardiaque, une fatigue excessive du cœur après des années d’hypertension non traitée ou encore une valvulopathie. Les causes les plus courantes sont l’hypertension artérielle, la maladie des artères coronaires ou l’hyperfonction de la glande thyroïde.

Diagnostic et signes révélateurs

Pour poser un diagnostic, le médecin s’appuie sur le récit des symptômes du malade, ainsi que sur un examen physique complet et un électrocardiogramme. De plus, on dispose aujourd’hui d’un bio marqueur spécifique de l’insuffisance cardiaque dans la prise de sang : le Pro BNP. La confirmation finale du diagnostic revient à l’ultrason cardiaque pratiqué par le cardiologue.

A quels signes révélateurs faut-il être attentif ?

  • l’essoufflement, manque d’air après quelques marches montées
  • la prise de poids
  • la rétention d’eau ou œdème (jambes et pieds enflés)
  • la fatigue
  • la toux sèche
  • les mictions fréquentes la nuit
  • l’impossibilité de dormir à plat
  • la perte d’appétit avec sensation de réplétion

Reconnaître les symptômes d’attaque cérébrale (AVC) et d’infarctus du myocarde

AVC         

Paralysie soudaine d’un côté du visage. Cécité subite ou vision double (1 œil). Difficulté à parler. Vertiges violents, incapacité à marcher. Maux de tête soudains et intenses

INFARCTUS

Violente sensation d’oppression au milieu de la poitrine (15 mn) irradiant dans les bras et les épaules. Nausée, sueurs, peau blafarde. Difficulté à respirer.

electrocard

Traitement

Il repose sur les médicaments (diurétique, hypotenseur, digoxine, cordarone…). Un défibrillateur est mis en place dans les cas sévères.

Prévention

Notre style de vie peut conduire à l’insuffisance cardiaque si l’on consomme trop de sel, de sucre ou d’alcool d’une manière chronique. En traquant les sels cachés dans ses aliments, en réduisant sa consommation de sucre et d’alcool, l’insuffisant cardiaque peut éloigner le spectre de décompensation cardiaque et éviter une pénible hospitalisation.

 

 

Sources bibliographiques

Magazine Groupe Mutuel  LOGIN      2/2018

https://www.groupemutuel.ch/fr/groupe-mutuel/publications/login.html

Fondation suisse de cardiologie   www.swissheart.ch

Appli gratuite « Urgence HELP »    www.swissheart.ch/appli

Observatoire suisse de la santé     www.obsan.admin.ch/fr

Revue médicale suisse                   www.revmed.ch