Les douleurs au niveau de l’épaule sont un motif fréquent de consultation. Lever le bras est douloureux et il n’est plus possible de se coucher sur le côté touché. Il s’agit du « syndrome du conflit sous-acromial ». De fait, il s’agit de déterminer s’il s’agit d’une simple irritation due à un déséquilibre musculaire ou d’une inflammation du tendon et /ou de la bourse séreuse dans l’articulation de l’épaule. Une fissure du tendon est également une cause possible, mais dans tous les cas, l’espace situé entre la tête humérale et l’acromion est réduit, ce qui irrite le tendon d’un muscle de l’épaule et d’une bourse séreuse qui le traverse.

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Par Henry Vandyke Carter — Henry Gray (1918) Anatomy of the Human Body  Domaine public

L’arc douloureux

Il est assez rare de pouvoir définir des causes claires d’un syndrome du conflit sous-acromial, comme lors d’une chute par exemple. La plupart du temps, il se forme sur une durée prolongée.

Ressentir des douleurs en levant le bras, en le passant devant le corps ou sur le côté est typique du syndrome du conflit sous-acromial. On parle aussi d’arc douloureux. Cette douleur disparaissant souvent lorsque le bras est entièrement tendu vers le haut. Dans les cas les plus graves, le simple fait d’enfiler sa veste provoque des douleurs et ces dernières surviennent aussi la nuit.

Des tests standardisés permettent d’identifier ce syndrome. De plus, il est crucial d’intégrer dans l’analyse l’omoplate, l’acromion en lien avec la clavicule, les segments dorsal et cervical de la colonne vertébrale, ainsi que tous les muscles, nerfs et autres tissus reliés à l’articulation de l’épaule.

Différentes études démontrent qu’une opération n’apporte aucun bénéfice et qu’il vaut mieux opter pour une thérapie conservatrice (physiothérapie et entraînement ciblé).

 

Traitement

Le syndrome est souvent provoqué par des tensions dans de petits muscles de l’épaule et par un raccourcissement de la capsule articulaire. Dans un premier temps, il s’agira donc de détendre ces muscles à l’aide de différentes pratiques thérapeutiques. Par exemple :

  • La thérapie manuelle: le travail thérapeutique est réalisé avec les mains, mais combiné à une réflexion clinique systématique et à une observation des mouvements ;
  • La thérapie des points trigger: les points trigger sont des nœuds ou des contractions locales situés dans les muscles ou dans les enveloppes musculaires (fascias). Ces contractions peuvent être traitées par des techniques manuelles, des ondes de choc ou encore des aiguilles ;
  • Le taping kinésiologique: le taping avec des bandages adhésifs élastiques est utilisé comme soutien léger d’une articulation ou d’un muscle lors d’un traitement par l’entraînement ou d’un traitement de la douleur.

Participation active pour un traitement réussi

Les patients doivent avoir conscience qu’il est indispensable pour eux de participer. Qu’il s’agisse de savoir comment s’allonger ou bouger, de faire les exercices ou s’impliquer dans sa gestion personnelle – le succès thérapeutique dépend pour au moins 50% des patients.

 

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Sources bibliographiques

PHYSIOMAGAZINE Printemps 2018

https://www.physioswiss.ch/fr/publications/le-physiomagazine#le-numro-actuel